
Tu sais peut-être ce que c’est…
D’être anxieux·se sans comprendre pourquoi.
De vivre avec une tension diffuse, comme un fond d’insécurité permanent.
Et si cette sensation n’était pas une fragilité personnelle, mais la marque d’un trauma développemental ?
Le genre de blessure qui ne fait pas de bruit, mais qui change tout.
On pense souvent que le trauma vient d’un événement violent.
Mais le trauma développemental, ce n’est pas ce qui s’est passé…
C’est ce qui n’a pas eu lieu.
Pas de cris, pas de coups.
Mais pas non plus de sécurité émotionnelle.
Pas de regard qui te voit.
Pas de présence qui répond à tes besoins.
Juste un vide, une absence d’attunement — cette capacité de l’adulte à ressentir l’enfant et à répondre à son monde intérieur.
Ce type de trauma s’installe :
tôt,
silencieusement,
dans les années où ton système nerveux, ton identité et ton rapport au monde se construisent.
Ce n’est pas une histoire spectaculaire.
C’est une histoire subtile… mais profonde.
Selon Laurence Heller, le créateur du NARM, un enfant a besoin de 5 piliers pour se construire :
🌿 Connexion
Sentir : “Je suis accueilli·e tel·le que je suis.”
🌿 Attunement
Sentir : “Mes besoins comptent, ils sont légitimes.”
🌿 Confiance
Sentir : “Je peux me reposer sur quelqu’un.”
🌿 Autonomie
Sentir : “J’ai le droit de dire non, d’avoir une volonté propre.”
🌿 Amour & sexualité
Sentir : “Mon corps, mes émotions, mon plaisir sont OK.”
Quand l’un de ces besoins n’est pas nourri, l’enfant développe des adaptations de survie.
Pas par caprice.
Pas par choix.
Mais pour protéger le lien — ce lien vital avec les figures d’attachement.
Ces adaptations permettent de survivre.
Mais elles ont un coût.

Quand un besoin n’a pas été rencontré, l’enfant apprend très vite :
S’effacer pour ne pas déranger
Ne plus demander
Dire oui pour éviter le conflit
Tout contrôler pour ne pas être trahi
Se couper de ses émotions pour rester “ok”
Ces stratégies deviennent des réflexes automatiques, logés dans le système nerveux.
À l’âge adulte, ça peut ressembler à :
la peur de décevoir
un besoin de tout maîtriser
l’impossibilité de dire non
la sensation d’être “trop” ou “pas assez”
une difficulté à demander de l’aide
une anxiété diffuse, permanente
un sentiment de vide intérieur
👉 Ce ne sont pas des traits de caractère.
👉 Ce ne sont pas des faiblesses.
👉 Ce sont des stratégies de survie.
Ton corps a fait ce qu’il pouvait, avec ce qu’il avait.
Tu peux comprendre ton histoire par cœur.
La raconter mille fois.
Mettre des mots sur tout.
Et malgré ça, répéter les mêmes schémas.
Normal : le trauma développemental ne vit pas dans le mental.
Il est inscrit :
dans ton système nerveux,
dans ta respiration,
dans ton lien aux autres,
dans tes mécanismes de protection.
C’est pourquoi l’approche NARM ne cherche pas à replonger dans le passé.
Elle t’invite à te sentir maintenant.
À remarquer :
comment ton corps réagit,
comment tes protections se manifestent,
ce que ton système nerveux tente de te dire.
L’objectif :
ramener du mouvement là où il y a eu figement, honte ou adaptation forcée.

Et ce conditionnement peut évoluer.
Ce que tu vis aujourd’hui n’est pas une fatalité.
Ton corps a appris très tôt qu’il devait :
s’adapter,
s’effacer,
surveiller,
se protéger.
Mais tu peux réapprendre :
à être toi sans suradapter,
à poser des limites sans peur,
à te sentir en sécurité dans ton corps,
à entrer en relation sans te trahir.
Ton système nerveux n’est pas ton ennemi.
Il est ton histoire.
Et tu peux le rééduquer, avec douceur, patience, et les bons outils.
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Alexandra Behar